La véritable approche évolutionniste d’Abraham Maslow.

«Répondre naturellement aux besoins fondamentaux des ainés en perte d’autonomie »

 

Les besoins fondamentaux fluctuent, évoluent tout au long de l’existence d’un individu.  Or, pour les personnes âgées en perte d’autonomie, il s’avère par ailleurs beaucoup plus complexe d’évaluer les divers changements qui surviennent au niveau de leurs besoins physiques, émotionnels et cognitifs.

 

Selon un récent article publié sur la plateforme Linkedin par le journaliste Michel Bichet, Abraham Maslow, n’aurait jamais approuvé la célèbre pyramide résumant les besoins d’un individu.  Pour lui, la conception de l’évolution des besoins s’inscrit dans une schématisation beaucoup plus souple qui permet notamment le respect du processus évolutif de chacun, et ce, en dehors des étiquettes normatives de la société.

 

Ainsi, en suivant la véritable ligne de pensée évolutionniste de Maslow, un aidant naturel pourra mieux répondre aux besoins fondamentaux d’une personne âgée s’il tient compte du développement naturel face à sa maladie.  Certains adaptent notamment plus aisément leur environnement pour pallier à leur perte de mémoire par exemple. Tandis que d’autres seront tellement bouleversés dans leurs croyances, que leurs comportements s’en trouveront rapidement affectés.

 

Selon Maslow, chaque personne possède un système qui lui est propre et dans lequel il évolue ou régresse selon les mouvements naturels de sa vie.  Pour les personnes âgées, il s’avère cependant que fluctuations existentielles surviennent selon un rythme qui fasse directement écho à leurs états de santé. Afin d’être en mesure répondre efficacement aux changements dans les besoins fondamentaux, les amis, le personnel soignant et la famille doivent faire preuve d’une plus grande écoute ainsi que d’un raffinement dans leurs observations de l’ainé, et ce, tant au niveau des communications orales (lorsqu’encore présentes) qu’au niveau de ses réactions non verbales.

 

Selon les réactions d’un individu, se bercer pourrait ainsi devenir, par exemple, une nouvelle réponse adéquate à son besoin de sécurité.  Ce geste, habituellement associé à l’enfance, reviendra donc parfaitement adapté à l’évolution de la personne au sein de son propre schéma de vie. Une observation des hausses d’anxiété dans certains environnements (peur du vent, réactions violentes dans des endroits trop bruyants) deviendra aussitôt un motif suffisant pour changer les lieux de visite de la personne âgée de manière à ce que ceux-ci respecter mieux la nouvelle réalité de leurs besoins fondamentaux.

 

En définitive, n’oublions pas que l’adaptation des humains leur a permis non seulement de survivre, mais cela leur a aussi offert l’occasion de récolter une denrée très rare, même aux abords de la vieillesse, le bonheur.