« Une bulle de FRANCE à l’autre bout du monde »  Y. Duteil

Après vous avoir fait découvrir Paris, je vais continuer ma chronique « destination voyage » par la découverte du Québec. Ce récit ne sera pas écrit comme un guide de voyages, mais comme la découverte d’un continent, d’une culture, d’une région par une touriste devenue immigrante.

Le Québec, c’est un territoire grand comme trois fois la France, où vivent 8,25 millions de personnes, alors que près de 7 millions de Français vivent juste dans le Grand Paris.

Le Québec est le seul État majoritairement francophone de l’Amérique du Nord.

Le Québec c’est le rêve américain en français, où l’on ne vient surtout pas pour apprendre à parler anglais!

Lors de mon arrivée en sol Nord Américain, en 1988,  les premières émotions ressenties furent dans l’avion quand je vis, au travers des hublots, ce territoire immense, sa végétation luxuriante et les maisons pour la plupart équipées de piscines. Puis ce fut la découverte plus approfondie, au sol, de ces mêmes beautés auxquelles s’ajoutait la rencontre avec des ‘Beaucerons » personnes si accueillantes et serviables dans une ambiance de calme permanent et un rythme de vie plus paisible et décontracté.

Le jour et la nuit avec le rythme de la France, et surtout la mentalité française.

Dès les premiers jours nous avons pu apprécier le confort des appartements, et la qualité de vie qu’offrait le Québec.

Dès les premiers instants je suis tombée en amour avec le Québec, et encore aujourd’hui, malgré quelques difficultés de parcours rencontrées dans les chemins sinueux d’une immigration, je reste une amoureuse et admiratrice inconditionnelle et heureuse au Québec.

Bien que je sois arrivée au Québec en qualité d’immigrante reçue, je vais narrer mes découvertes telles une simple touriste qui découvre un autre continent.

Immigrante ou touriste découvrir un autre pays entraîne toujours un choc culturel : de nouveaux espaces, un nouveau rythme de vie, une nouvelle cuisine, un nouvel environnement, parfois une nouvelle langue, avec ses différents accents.

Tout d’abord, après les piscines vues du ciel je découvre sur les voitures une plaque identique pour toutes avec écrit : JE ME SOUVIENS

Ces simples mots, inscrits sur les plaques d’immatriculation des voitures au Québec, ont suscité ma curiosité et j’ai donc trouvé diverses versions sur leurs origines, dont certaines assez bizarres.

Cependant  en me référant à l’Histoire du Québec, j’ai retenu celle-ci que je vous propose :

De Thomas Chapais, historien, conseiller législatif et ministre :

« la Province de Québec a une devise dont elle est fière et qu’elle aime à graver au fronton de ses monuments et de ses palais. Cette devise n’a que trois mots : « Je me souviens », mais ces trois mots, dans leur simple laconisme, valent le plus éloquent discours. Oui, nous nous souvenons. Nous nous souvenons …..

du passé et de ses leçons,

du passé et de ses malheurs,

du passé et de ses gloires.

Puis au fil du temps, au même titre qu’une province française j’ai découvert des accents différents selon les régions, ce qui ne m’a pas donné l’impression d’être en pays étranger.

Après les accents je découvre la langue du Québec et par cette langue, francophone, propre au Québec j’ai également découvert l’Histoire du Québec.

Le Québec est le seul État majoritairement francophone de l’Amérique du Nord et  l’unique province francophone du Canada. Avec ses différentes Ethnies,  ses échanges culturels diversifiés, ses aspects multiculturels : Acadiens,  Amérindiens, Anglais, Basques, Bretons, Normands, Écossais, Irlandais, etc. le français au Qc offre un vocabulaire riche, diversifié avec une multitude d’accents et de langages.

Maintenant je vais vous faire découvrir le Qc avec un soupçon d’Histoire et de géographie…

En premier la langue

C’est  pour lutter contre l’envahisseur britannique que  les colons ou Néo-Québécois, surnommés par eux-mêmes « les pures laines », se sont accrochés à la vieille langue de leurs ancêtres, celle de la Nouvelle France, pour en éviter l’extinction. Avec les nouveaux arrivants au fil des décennies, et pour toujours dans l’objectif de sauver leur langue, ils ont traduit, du mieux possible, les nouvelles expressions de la langue de Shakespeare au profit de la langue de Molière. Puis ils ont appris et adopté des nouveaux mots du français en évolution, parfois même en les utilisant à mauvais escient. Il ne faut pas non plus oublier des mélanges de vocabulaire avec la langue des Premières nations, soient les Autochtones, appelés des Amérindiens. Pour compléter la création du français au Québec, il faut rajouter la langue que l’on appelle « joual » qui représente un patois urbain, tel notre argot parisien.

Le français au Québec est donc riche  de  vieux mots de la langue de Molière auxquels se sont ajoutés, au fil des siècles, des mots nouveaux, du patois des origines régionales des premiers immigrants, du vocabulaire des premières nations, de l’anglais traduit, et du joual. À cela il faut adjoindre la multitude d’ accents selon les origines des Néo-Québécois qui donnent une tonalité particulière à cette langue selon les régions.

Ce mélange de tous ces langages donne parfois un français avec des expressions très imagées, dont j’ai fait un petit lexique, mais surtout une volonté absolue de le sauver et de toujours le considérer comme la langue officielle.

Après la langue le Qc s’est aussi et surtout l’espace et la nature.

Le Québec, c’est avant tout de grands espaces qui partent des rives du St Laurent jusqu’au Grand Nord. Le Québec c’est  un immense territoire de découvertes et loisirs :

– 11 Nations autochtones avec 55 communautés toutes aussi accueillantes les unes que les autres

– 26 parcs nationaux sur une surface de 135 326 km2 de forêts : boréale, mixte et feuillue, de taïga et de toundra, avec des hébergements en forêt

– des activités sportives de toutes sortes et en toutes saisons : escalade sur des parois rocheuses, des montagnes, descentes de parois à la tyrolienne, sauts depuis des ponts suspendus, sauts en parachutisme.

– pour les beaux jours des randonnées à pied, à cheval, en raquettes, à vélo. ou avec notre sac à dos on peut parcourir des milliers de kilomètres de sentiers aménagés.

– Dès les premières neiges, les balades se font en forêt et sur les lacs gelés par motoneiges, mais également en raquettes, en skis, en traîneaux à chiens

– La pêche se pratique en toutes saisons, alors que la chasse est règlementée selon les saisons.

Les Hurons-Wendats

J’ai commencé ma description du Québec en vous parlant des Nations Autochtones. Ayant immigré dans la ville de Québec pendant 25 ans, j’ai eu la chance de découvrir les Premières Nations par le peuple Huron-Wendats, de langue iroquoienne,  installé au nord de la ville de Québec sur le territoire de Notre Dame de Lorette, appelé « Village Huron ».

Les Hurons-Wendats sont catholiques et francophones. Dans leur culture le don est le centre même de la société huronne. Le don, tel que perçu chez les Hurons, se divise en trois parties distinctes : obligation de donner, de recevoir et de rendre.

Cependant pour subsister ils sont pour la plupart commerçants, spécialisés dans la production d’artisanat et d’objets traditionnels, entre autres les mocassins et les raquettes de babiche (peau de cerf).

Le Saint Laurent  dit  Fleuve océan

Un fleuve, long d’environ 1200 kms, qui prend sa source en Ontario, dans les « Grands Lacs », mélangeant à mi-chemin eau douce et eau salée pour se jeter dans l’Océan Atlantique par le plus grand estuaire de la terre, long de 370kms et large de 48 kms.

Les parcs nationaux

Les parcs nationaux au Québec sont administrés par une société nommée SEPAQ.

Ils sont tous grandioses, avec des paysages, une faune et une végétation à vous couper le souffle.

Avec l’aide des sites de l’office du tourisme du Québec, je vais vous  présenter 3 parcs à ne pas rater:

– Le parc national d’Oka, proche de Montréal, avec la richesse de son patrimoine historique et naturel. On y trouve une plage sur le lac des deux montagnes, mais en suivant un sentier au flan de la colline on découvrira un Calvaire, avec ses quatre oratoires et ses trois chapelles.

– Le parc national du Mont-Tremblant, proche de Québec, offre à ses visiteurs en été, six grandes rivières, 400 lacs et ruisseaux, soit un véritable paradis pour les canoteurs. L’hiver il offre des pistes de ski, mais également des pistes de motoneige, traîneau à chiens, ski de fond, ainsi que des glissades sur tube, du patinage, raquette, escalade sur glace.

– Le parc national du Fjord-du-Saguenay un lieu grandiose où les fjords évoluent au rythme des marées, et où l’on peut observer la rencontre de centaines d’oiseaux migrateurs.

Les saisons

Mais le Qc s’est également des saisons différentes avec chacune ses beautés naturelles et ses propres activités selon les saisons.

La vie au Québec se déroule au travers quatre saisons, bien que la plus petite, selon les régions, soit le Printemps.

Janvier/Février

Je commencerai donc ma description par Janvier/Février et parfois début Mars les mois les plus froids, bien que de plus en plus le climat se décale dans les saisons.

Dans les mois de Janvier/Février, les températures se situent entre moins 5 et moins 20 degrés, mais ce sont ces deux mois où l’on rencontre les froids les plus intenses, avec des pics de température avoisinants les moins 30 degrés, par période de quelques jours. Le mois de Février est le mois du Carnaval de Québec.. Avec son château de glace, son concours international de sculptures de neige et de glace, ses défilés, et toutes les animations familiales gratuites propres à un carnaval.

Pour supporter le défilé glacial,  l’alcool coule souvent à flots,  surtout le fameux Caribou, dont le secret, bien gardé, vaut bien celui de l’Élixir du Père Gaucher. C’est également dans ces deux mois que, tels les oiseaux migrateurs, une partie des Québécois s’évadent pour une ou deux semaines dans le Sud, soit vers Cuba, Mexique, République-Dominicaine, ou les Caraïbes, afin de faire une petite provision de soleil et de se réchauffer les os pour assumer au mieux la fin de l’hiver.

Pour les amoureux de l’Hiver, c’est pendant cette période froide que sont à l’honneur, tous les sports d’hiver : ski, ski de fond, raquettes, motoneige, balades en traîneaux avec chiens Husky, etc.

Par précaution, en ces mois de froid intense, nous subissons pendant quelques jours ce que l’on nomme les « pluies verglaçantes ». Pour éviter les risques d’accident, nous installons sous nos chaussures des semelles à crampons, avec des sortes de clous qui pourraient ressembler à des semelles de chaussures de rugby.

La période hivernale est aussi celle qui permet de pratiquer ce que l’on appelle la « Pêche sous glace » ou « Pêche blanche » ou « Pêche des petits poissons des chenaux », coutume héritée des Amérindiens. Elle consiste à pêcher le poisson à travers un trou pratiqué dans la glace sur des lacs ou rivières gelées. Les adeptes de cette pêche construisent des cabanes, amovibles, qu’ils installent chaque hiver sur le site gelé pour se protéger du froid.

Puis Le printemps, cette saison  plus courte et  moins attractive en activités extérieures..

En effet le Printemps étant la continuité de l’Hiver, il se trouve que selon la région, des froids longs, intenses et les fortes accumulations de neige, la fonte de la neige peut-être plus longue.

Cette lenteur de la fonte des neiges,  implique que la nature évince, parfois, cette période en passant directement du froid au chaud, soit de l’Hiver à l’Été, laissant peu de place pour le Printemps.

Donc de Mars à Mai c’est le temps des cabanes à sucre, ou la saison pour se sucrer le bec

 

C’est, en principe, au mois de Mars que nous subissons la dernière tempête de neige de la saison hivernale, soit aux alentours de la mi-mars, vers la fête de la St Patrick.

La St Patrick, étant la fête des Irlandais dont les premiers s’installèrent au Québec lors des colonisations, honore le passage de l’Irlande au christianisme. La fête est représentée par un défilé de chars décorés, animés au rythme des cornemuses et percussions, avec comme emblème de cette tradition le trèfle à quatre feuilles, et la nécessité de porter du vert pour les chars comme pour les participants. Le défilé terminé, participants, bénévoles et visiteurs se retrouvent dans les tavernes irlandaises, autour de boissons irlandaises telles que: Guinness,  Whiskies, Cidres irlandais ou  Irish coffee, pour passer une soirée conviviale

Les cabanes à sucre

Les cabanes à sucre, toujours situées sur une érablière, se visitent, à l’année, mais la meilleure période reste le Printemps, lorsque l’eau d’érable commence à couler et que les acériculteurs s’activent pour fabriquer le fameux sirop.

La sève des érables est récupérée dans de petits seaux, puis transformée à forte température en sirop d’érable (sorte de miel). Ce sirop se déguste soit sur des tartines, crêpes ou gaufres,  soit est utilisé en cuisine. Dans les cabanes à sucre, tous les plats sont cuisinés ou offerts à base de sirop.

L’ambiance des cabanes à sucre est très conviviale, musicale et dansante, où l’on chante de vieilles chansons de France, comme au bon vieux temps des guinguettes en France. C’est une sortie que l’on fait en général en famille ou en groupe d’amis. Les repas se terminent toujours à l’extérieur, par une dégustation de « tire » appelée « se sucrer le bec », où l’on verse en fins filets sur un lit de neige, du sirop chaud renversé qui durcit rapidement et que l’on doit rouler sur un bâton d’esquimau, permettant de la sucer, telle une sucette.

Exemple d’un menu « cabane à sucre » avec sirop d’érable à volonté :

– Soupe aux pois et ses croûtons

– Jambon à l’érable et à la bière

– Fèves au lard

– Omelette jambon, fromage et tomate

– Crêpes

– Pouding chômeur

– Tarte au sucre

– Crème glacée molle

Juin à Août

L’Été, au Québec, offre proche du climat de montagne. J’entends par climat de montagne, un climat chaud, avec parfois des périodes de chaleur excessive, mais aussi de gros orages, dont certains sont catalogués « électriques » puisque sans pluie.

C’est en Été que les Québécois renaissent entre: le soleil, les chaleurs, les activités pédestres et nautiques, mais aussi celles du jardinage, de la tonte des pelouses (souvent hebdomadaires) et du bricolage. Sans oublier les divers travaux municipaux que les longs et intenses hivers empêchent d’effectuer. Je me dois cependant de parler des vacances de la construction. Un phénomène particulier et propre au domaine de la construction. C’est-à-dire que pendant deux semaines, en principe la dernière semaine de Juillet et la première semaine d’Août, le Québec est pratiquement paralysé puisque tous chantiers de construction (maisons, routes, aqueducs, etc.) et les professions qui en dépendent sont à l’arrêt avec entreprises fermées.

Beaucoup de ces vacanciers en profitent pour  « passer les lignes » c’est-à-dire traverser la frontière pour voyager aux États-Unis, dans les provinces maritimes les plus proches. Avec le même objectif, et risque, que la France connait avec l’Espagne, soit acheter tout moins cher (peu de taxes) en essayant d’éviter les contrôles douaniers.

Les activités d’Été

Le début de l’Été au Québec s’annonce par les Fêtes Nationales, soit :

 

– la fête de la St Jean, le 24 Juin, correspond à la Fête nationale de la Province du Québec, avec ses feux de joie, ou appelés les feux de la St Jean,

suivie une semaine plus tard, le 1er Juillet, par

– la Fête Nationale du Canada.

À chacune de ces fêtes sont organisés des activités, des spectacles musicaux avec en final un feu d’artifice.

Puis la fin de l’Été est représentée, depuis une vingtaine d’années, par la Fête de la Nouvelle France, à Québec, Capitale de la Province. Cette fête retrace, pendant une petite semaine, une période historique, celle de la colonisation francophone du Québec, et représente la vie entre les 17 et le 18ès siècles, offrant aux participants et aux visiteurs, la possibilité de porter les costumes de l’époque, un merveilleux moyen de voyager dans le temps.

Les activités nautiques

Les nombreux lacs et rivières du Québec s’ajoutant au majestueux fleuve qu’est le Saint-Laurent, on peut pratiquer diverses activités nautiques.

À commencer par des trempettes sur les plages, baignades ou centres aquatiques avec jeux et glissades d’eau. Il est également possible de naviguer par différents moyens : canoë, kayak,  ou sur des bateaux de croisière au gré des courants, des vents et des marées.

Les randonnées

Au Québec, il est possible de profiter de la nature, gravir des montagnes ou pratiquer l’escalade, la Tyrolienne,  par des randonnées pédestres dans les parcs nationaux.

La faune au Québec

Dans chaque région du Québec, on trouve une grande diversité d’animaux : à plumes, à poils, à panache, et même à bosses. Le cerf, le chevreuil, l’ours, la baleine bleue, le harfang des neiges, le loup gris, etc.

La pêche et la chasse

Les activités de chasse et pêche sont très règlementées au Québec, et gérées en pourvoiries.

Pour la pêche, une activité pouvant être pratiquée entre le Printemps et l’Été, appelée communément « pêche sportive »  elle concerne les poissons d’eau douce, ainsi que le saumon et tout autre poisson dans les rivières à saumon.

Pour la chasse, il existe deux périodes de chasse, avec nécessité de posséder un permis et surtout de respecter les lois en vigueur :

– En Mars et Avril pour la chasse au petit gibier

– En septembre et octobre pour la chasse au chevreuil

Septembre à Décembre

L’automne, ma saison préférée, même si les journées sont plus courtes, et si la fraîcheur se fait sentir dès le soleil couché. Les arbres des forêts et jardins offrent des couleurs féériques, chaudes dans les tons brun, orange, rouge, jaune. Ces changements s’opèrent souvent sous des températures estivales, ce que l’on appelle couramment l’Été Indien, et qui s’étale sur 2 semaines environ, de fin Septembre au début Octobre.

Les oiseaux nous offrent également un spectacle magnifique en se réunissant pour se préparer à la grande traversée vers des cieux plus chauds.

Après l’Été Indien, l’automne s’installe avec la journée de l’Action de Grâce canadienne, en anglais Thanksgiving,  soit le deuxième Lundi d’octobre. L’origine de cette fête canadienne est une fête paysanne, dite de la moisson, où cuisiner la dinde est une tradition.

Les activités d’automne se terminent par l’Halloween le 31 octobre.

L’Halloween est  une fête folklorique, païenne, importée d’Irlande avec la colonisation. Ignorant cette tradition je l’ai découverte pour la première fois en octobre 1988. Lors de cette journée, les Sorcières sont à l’honneur et sont reines de la fête pendant 24 heures. Bien évidemment l’Halloween est surtout fêtée par les enfants, mais aussi par les parents, quand les enfants sont couchés.

Là encore, nous pouvons admirer les décorations spectaculaires des maisons, avec des lumières et des personnages insolites, tels des monstres, fantômes, pirates, zombies, dans les jardins ou aux fenêtres, sans oublier  les citrouilles en guise de lanternes.

Il règne, par quartier, une réelle ambiance de Sorcières. Enfants et adultes se déguisent, aussi bien à l’école que dans les entreprises, ou organismes gouvernementaux et tout le monde travaille ainsi habillé toute la journée. Après l’école, les enfants, déguisés, font le tour des maisons de leur quartier,  accompagnés d’un adulte pour les plus petits afin de recevoir bonbons, et quelques petites pièces de monnaie pour l’Unicef.

Une fois les enfants rentrés et couchés, les parents, déguisés également, se retrouvent dans les «parties», pour faire la fête jusqu’à l’Aube.

Décembre, l’hiver arrive

Je finirai le tour des saisons par le mois de Décembre et ses réjouissances.

 

Tout d’abord la neige qui commence à s’installer partout au Québec, et que nous attendons avec impatience puisqu’il est habituel de passer un Noël blanc. Mais avec l’arrivée de la neige, c’est à la mi-décembre, et jusqu’à la mi-mars, que nous devons obligatoirement pour les voitures, et pour notre sécurité, faire le changement des pneus d’été contre les pneus d’hiver.

Les rues, maisons et boutiques commencent à s’illuminer avec les décorations. Les chants de Noël inondent les radios, rues et boutiques jusqu’au 25 décembre. Puis du 26 Décembre jusqu’au 1er Janvier, les chants de Noël sont remplacés par les chansons du « jour de l’an », appelées chansons à répondre. Depuis quelques années nous voyons se développer, en principe les fins de semaine, la tradition des « marchés de Noël » avec les cabanes en bois qui proposent les activités traditionnelles. Les artisans présentent leurs produits pour nos emplettes, des animations sont offertes permettant d’assister à différents spectacles (danses, chants), de savourer des mets régionaux, typiques et réconfortants, afin de profiter de façon gourmande, en famille ou entre amis, de la féérie des fêtes, sans oublier de se réchauffer avec un verre de vin chaud.

Tout le mois de Décembre s’organisent les « parties » d’entreprises.

Soirées entre collègues ou repas, boissons et amusements font le programme.

Pour permettre aux personnes de profiter au maximum de leur soirée, avec un retour à la maison dans la sécurité, un organisme de raccompagnement, prend place jusqu’au 31 Décembre appelé « Nez Rouge ». Cette association est gérée par des bénévoles, qui se mettent, sur appel,  à la disposition des fêtards, pour prendre en charge leur raccompagnement avec leur propre véhicule, moyennant un petit pourboire à discrétion.

J’arrive à la fin de mon récit sur le Québec, et dans mon expérience, malgré les turbulences, parfois les déceptions, les hasards et les incertitudes qu’occasionnent une immigration, je veux crier bien fort que je fus et suis heureuse de ma vie au Québec.

Que visiter, vivre et étudier cette Province, m’ont permis de découvrir des beautés de la nature, de m’instruire, de m’épanouir et  grandir émotionnellement.

Alors je confirme très sincèrement que le Québec c’est :

– un accueil chaleureux

– un peuple convivial

– une volonté extraordinaire à conserver le Français, comme langue officielle

– une qualité de vie exceptionnelle

– l’espace, la nature, le calme

– la détente sous toutes ses formes : plages, campagnes, montagnes, villes.

Le Québec c’est « Une bulle de FRANCE à l’autre bout du monde »  comme le chante si bien Y. Duteil et  je ne peux que vous encourager à venir visiter le Québec qui mérite son titre de  » Belle Province ».

Pour nous quitter, le plat national du Québec :

Le temps est venu de nous quitter pour cette nouvelle chronique.

La prochaine destination sera pour découvrir la France par ses régions et leurs richesses, tant culturelles, que culinaires et viticoles.

À bientôt, Pascale de Radio CIDS