Justin Trudeau : les leçons du pouvoir

Le premier ministre sortant, Justin Trudeau... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le premier ministre sortant, Justin Trudeau

MÉLANIE MARQUISMÉLANIE MARQUIS
LA PRESSE

Justin Trudeau a gouverné comme il a fait campagne en 2015. D’égoportrait en égoportrait, d’un bain de foule à un autre, l’« instagrammable » politicien a savamment entretenu son image de dirigeant moderne, féministe, ambitieux et idéaliste. La tactique a porté ses fruits, mais l’a aussi rendu vulnérable. Retour sur un mandat riche en rebondissements.

La rock star introvertie

Aucun premier ministre canadien avant lui – sauf peut-être son père – n’aura eu une telle aura de rock star. L’entrée en scène de Justin Trudeau a été d’autant plus fracassante qu’il succédait à un dirigeant au tempérament austère, Stephen Harper, qui fuyait les caméras comme la peste.

Les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui assurent sa sécurité ont vite dû s’adapter à cette propension à se mêler à la foule. Car même une fois élu à la tête du pays, Justin Trudeau a continué à étreindre le citoyen, à embrasser son bébé et à discourir avec lui.

Sitôt après son élection, la stratégie médiatique de son équipe de communications a misé sur l’engouement qu’il suscitait, ouvrant les portes à des publications davantage portées sur le glamour que sur la chose politique. Il y a eu cette photo dans le Vogue du premier ministre enlaçant Sophie Grégoire (et sa robe Oscar de la Renta à 5700 $). Il y a eu la une du Rolling Stone. « Pourquoi ne peut-il pas être notre président ? » a titré le célèbre magazine américain, quelques mois après l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Cette stratégie était aussi calquée sur le travail « très efficace » effectué pendant la dernière campagne libérale, en 2015, pour « contrer ce discours cynique » voulant que Justin Trudeau soit un politicien dénué de substance, n’ayant rien d’autre à offrir que ses « beaux cheveux » (« Nice hair, though », se moquaient les conservateurs »), explique à La Presse Kate Purchase, qui a été directrice des communications au bureau du premier ministre.

« Après avoir formé le gouvernement, on nous a offert des occasions de le faire auprès d’un public plus large, dit-elle. Ce n’est pas un secret que tout le monde n’écoute pas les bulletins de nouvelles et ne lit pas les mêmes journaux que nous à Ottawa. En temps normal, ce genre de plateforme non traditionnelle n’est pas à la portée d’un leader politique, surtout pas au Canada. »

À ces plateformes s’ajoutaient les réseaux sociaux, qu’inondait de photos léchées du premier ministre son photographe Adam Scotti, dont le bureau était à deux portes de celui de Justin Trudeau.

Justin Trudeau a ainsi eu droit à une couverture abondante, souvent dithyrambique, à l’international. Alors qu’il faisait ses premiers pas sur la scène mondiale, aux Philippines, il était sacré « APEC Hottie ». En mars 2016, le dîner d’État qu’a organisé pour lui le président américain Barack Obama a attiré une flopée de vedettes, dont les acteurs canadiens Ryan Reynolds et Michael J. Fox.

Introverti et discipliné

« Ce qui est très peu rapporté, c’est que c’est une personne qui est fondamentalement très introvertie », indique à La Presse son ami de longue date, le député libéral montréalais Marc Miller.

Cette aisance apparente ne lui vient donc pas naturellement.

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Justin Trudeau se prête à un égoportrait sur la colline du Parlement, à Ottawa, en juin 2016.

« Là où il est mal à l’aise, et ça va sembler étonnant, c’est dans les grandes foules. Ça lui prend un effort mental surhumain. »

– Marc Miller, député libéral et ami de longue date de Justin Trudeau

« Quand on le voit à la télévision, il a l’air très à l’aise, mais ça prend un effort de sa part pour vraiment briser la glace et entrer en contact avec quelqu’un », confie celui qui l’a connu sur les bancs du collège Jean-de-Brébeuf, en 1984.

« Quand il est en vacances, il est plus confortable sur une chaise longue avec un livre. Il est même plate en vacances, bien franchement ! C’est une personne qui veut être à part », poursuit Marc Miller.

Le premier ministre est aussi un homme discipliné, témoigne Roland Paris, qui a été conseiller principal du premier ministre en matière d’affaires étrangères en 2015 et 2016. « Il fait attention à ce qu’il mange, il ne boit pas de café, il garde du temps pour sa famille, il garde du temps pour faire de l’exercice physique, il s’assure d’avoir de bonnes nuits de sommeil quand il le peut. »

La fin de la lune de miel

Il semblait tout sauf « plate » à travers la lorgnette médiatique, et sa « lune de miel » a été longue. Dans le décor plus classique du parlement d’Ottawa, au cours des premiers mois de son mandat, le gouvernement a multiplié les annonces pour rompre avec l’héritage Harper et marquer le début de l’ère Trudeau. L’une des premières mesures, celle du retour du formulaire long du recensement, a été si bien accueillie que le taux de participation à l’exercice a atteint 98,4 %.

Si l’opposition a fini par réussir à percer l’armure, c’est largement en exploitant des blessures que Justin Trudeau et son équipe se sont auto-infligées.

Il y aura eu parmi les épisodes d’« autopeluredebananisation » ce fameux voyage en Inde – « c’était too much », conviendra le premier ministre au micro de l’animateur Paul Arcand en décembre 2018. Puis, en février 2019, l’affaire SNC-Lavalin plongera Justin Trudeau dans une crise qui le paralysera des mois durant. L’opposition exploitera la saga en accusant l’autoproclamé féministe d’être un imposteur. « Faux féministe », balanceront des élues conservatrices comme Michelle Rempel.

Mais la première véritable occasion de faire craquer le vernis est arrivée avant, juste à temps pour la période des Fêtes de 2017. Le 20 décembre, l’opposition reçoit en cadeau de Noël le rapport de la commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique, Mary Dawson. Le chien de garde du Parlement y blâme le premier ministre pour ses vacances familiales dans l’île privée de l’Aga Khan, richissime leader spirituel.

Le jour même, Justin Trudeau se présente devant la presse d’un air contrit pour offrir ses commentaires sur le document, qui expose la contradiction entre celui qui défendait « la-classe-moyenne-et-ceux-qui-travaillent-fort-pour-s’y-joindre » pendant sa campagne et celui qui a fait une escapade dans une luxueuse demeure des Bahamas une fois élu.

Des questions sont posées au premier ministre sur l’acuité de son jugement. Il peine à y répondre. En fait, au micro, dans le foyer de la Chambre des communes, il bafouille. « Le fait est que nous travaillons avec la commissaire… désolé, laissez-moi réorganiser mes idées », lâche-t-il avant de se réfugier dans ses « lignes » de communication.

Pas besoin de tout savoir

Des entrefilets du rapport Dawson offrent un éclairage sans précédent sur la façon dont Justin Trudeau conçoit son rôle de premier ministre. « Il considère ses rapports avec l’Aga Khan et ses institutions canadiennes comme étant de nature cérémoniale, comme le seraient les interactions qu’il aurait avec n’importe quel dirigeant et dignitaire de haut rang », écrit la commissaire.

Les rencontres de haut niveau auxquelles il assiste ? Ce ne sont pas des réunions d’affaires, mais bien des occasions qui visent plutôt « à entretenir les relations et à s’assurer que toutes les parties vont dans la même direction », note Mme Dawson dans le document.

Le professeur Jocelyn Coulon, membre du groupe qui a conseillé Justin Trudeau sur les affaires internationales en 2014 et 2015, se montre encore plus cinglant. En réunion, « il écoutait, mais ne participait pas ; je pense que la politique étrangère, ce n’était pas sa tasse de thé, et donc il laissait parler les gens », se souvient-il en entrevue avec La Presse.

L’auteur du bouquin Un selfie avec Justin Trudeau, très critique à l’endroit du premier ministre, y va de ce contraste :

« Stephen Harper était un idéologue ; c’était un gars qui a des idées. Des idées arrêtées, mais il en avait. On savait où il logeait. Là-dessus, il était plus solide, intellectuellement, que M. Trudeau. »

– Jocelyn Coulon, chercheur au CERIUM

Son ancien conseiller en affaires étrangères Roland Paris n’est pas d’accord. « C’est un homme très intelligent qui a beaucoup de discipline personnelle, dont la pensée est très organisée – je réalise que ça va à l’encontre de ce que certaines personnes peuvent penser de lui. »

Un ancien stratège libéral qui a requis l’anonymat afin de s’exprimer plus librement a quant à lui perçu que le premier ministre était « surtout là pour véhiculer des valeurs et s’assurer que tout [allait] bien ». Ainsi, ce n’est pas « un problème de capacité », mais « la façon dont il a conçu son rôle », selon lui.

« Je pense qu’il a décidé assez tôt qu’il n’avait pas vraiment d’intérêt ou pas vraiment besoin de tout savoir. C’est une approche défendable. D’autres l’ont eue avant lui. Jean Chrétien, par exemple, ce n’était pas quelqu’un qui allait dans les détails. Mais il avait 40 ans d’expérience de vie publique, et il avait des réflexes politiques », relève cette source.

L’affaire…

« Il est fantastique pour gérer les réunions », estimait de son côté une de ses ex-ministres citée par le reporter Aaron Wherry, auteur du livre Promise and Peril. Il s’agissait de Jane Philpott. C’était avant que l’affaire SNC-Lavalin n’éclate au grand jour, en février 2019, avec la parution d’un article dans le quotidien The Globe and Mail. Mme Philpott a claqué la porte du cabinet en solidarité avec sa collègue Jody Wilson-Raybould dans la foulée de cette saga.

Pour Justin Trudeau, qui promettait en 2015 un changement de culture politique, l’affaire a été dure à encaisser. Jody Wilson-Raybould a nommé devant un comité parlementaire Gerald Butts, ex-secrétaire principal du premier ministre, et Katie Telford, sa chef de cabinet, parmi ceux qui avaient exercé sur elle une pression indue dans le dossier SNC-Lavalin. Butts a fait rouler sa propre tête pour juguler l’affaire SNC-Lavalin. Mais depuis, il est revenu dans l’entourage du premier ministre en tant que conseiller principal de la campagne, à Ottawa. Katie Telford jouera le même rôle, mais dans l’avion de Justin Trudeau.

C’était toutefois un secret de Polichinelle à Ottawa que Butts et Telford exerçaient une énorme influence sur Justin Trudeau. Ni l’un ni l’autre n’a souhaité accorder d’entrevue à La Presse dans le cadre de ce portrait.

« Il y avait une grogne. Ce qui est arrivé avec Mme Wilson-Raybould est un symptôme de ça. Les ministres étaient très frustrés du fait que s’il y avait un problème, il fallait passer par Gerald [Butts]. La perception, c’était qu’il prenait les décisions. C’était devenu assez problématique. »

– Une source libérale haut placée ayant requis l’anonymat

« Il s’est fié beaucoup à ces deux personnes, poursuit cette source, et ça, je pense, honnêtement, que ç’a été une erreur. »

En entrevue avec La Presse cette semaine, à Vancouver, Jody Wilson-Raybould a refusé de parler de sa relation avec Justin Trudeau. « Je ne veux pas parler de mes sentiments à son égard ou de mes interactions avec lui. C’est une histoire qu’il me revient de raconter, et c’est une histoire que je raconterai un jour », a-t-elle laissé tomber.

Mais le vieux copain de Justin Trudeau Marc Miller offre son interprétation des états d’âme de son patron. « Je pense que ce qu’il a réalisé pendant ces mois de turbulences au sein du parti, du cabinet, du caucus, c’est qu’il avait du travail à faire dans la façon d’interagir avec son cabinet, son caucus et son bureau », avance Marc Miller.

« Ça l’a forcé à réfléchir sur sa façon personnelle d’interagir, de donner des ordres, de se fier aux personnes envers lesquelles il avait une loyauté et une confiance indéfectibles », enchaîne-t-il.

Salve contre « l’extrême droite »

Justin Trudeau convient avoir tiré des enseignements de ses quatre années d’exercice du pouvoir, mais il se dit déçu parce qu’à son avis, le fait d’être un porte-étendard de la diversité est exploité contre lui à de mauvais desseins.

« Un gros regret que j’ai, c’est que d’être féministe, de défendre les droits de la personne, de défendre la diversité, tout cela est en train d’être utilisé par des adversaires d’extrême droite et des agitateurs d’extrême droite pour polariser la population canadienne », a-t-il lancé en entrevue avec La Presse il y a quelques jours.

« C’est un défi en cette période de polarisation, a poursuivi le chef libéral. J’aimerais pouvoir avoir plus de conversations avec des gens sans le filtre des médias sociaux, qui choisissent de répandre l’intolérance. Les médias sociaux donnent de l’ampleur à des voix qui étaient jusqu’ici plus isolées. Mon but a toujours été de rassembler les gens. »

– Avec la collaboration de Joël-Denis Bellavance, La Presse

Un mandat en 10 événements

Cabinet paritaire

4 novembre 2015

« Parce qu’on est en 2015. » La phrase qu’a balancée Justin Trudeau en présentant son cabinet paritaire a fait le tour du monde. Quelques heures avant de se rendre à Rideau Hall avec ses ministres, il avait exprimé sa frustration face aux arguments des opposants à une politique de parité au cabinet. « Je pense qu’il faut simplement attirer l’attention des gens sur l’année. C’est vraiment tout ce que tu as besoin de dire », lui a conseillé son ancien secrétaire principal Gerald Butts dans un échange capté en coulisses par CBC. La parité a généralement été respectée au fil des remaniements. À la dissolution de la Chambre, le cabinet était composé de 17 femmes et de 18 hommes.

Signature de l’Accord de Paris

12 décembre 2015

Dans la capitale française, le premier ministre Trudeau a eu recours à une autre phrase conçue pour frapper l’imaginaire. « Le Canada est de retour. Nous sommes là pour vous aider », a-t-il déclaré quelques jours avant que son gouvernement signe l’accord de Paris sur le climat. Son gouvernement a conservé les mêmes cibles de réduction de gaz à effet de serre qu’avait faites siennes celui de Stephen Harper. De l’avis des fonctionnaires du gouvernement, le Canada les ratera. Les libéraux espèrent que la taxe carbone entrée en vigueur le 1er avril 2019 servira de véhicule pour y parvenir.

Le 25 000e réfugié syrien arrive au Canada

27 février 2016

Le cap des 25 000 a été franchi à la fin de février, soit deux mois plus tard que la cible fixée pendant la campagne électorale. Les premiers étaient arrivés dans la nuit du 10 au 11 décembre 2015, à l’aéroport Pearson de Toronto, où Justin Trudeau était venu les accueillir. En date d’aujourd’hui, le Canada a reçu 68 000 Syriens ayant fui la guerre civile qui dure depuis 2011 dans leur pays.

Premiers chèques de l’Allocation canadienne pour enfants

1er juillet 2016

Cette mesure est fréquemment citée comme étant l’une des principales réalisations du gouvernement. Mais son implantation ne s’est pas faite sans une certaine « résistance », selon Justin Trudeau. « Les gens au ministère des Finances, les économistes, les experts nous disaient : « C’est bien de faire ça, mais ça ne va pas fonctionner pour créer de la croissance économique » », a-t-il confié à La Presse. L’allocation non imposable, qui est indexée pour tenir compte du coût de la vie, a sorti 300 000 enfants de la pauvreté. Les conservateurs comptent la garder, s’ils sont élus.

Abandon de la réforme électorale

1er février 2017

Le premier ministre l’avait dit avant, pendant et après la campagne : les élections de 2015 seraient les dernières à se faire sous le système de scrutin uninominal majoritaire à un tour. Mais il avait un parti pris pour le vote préférentiel. Les conservateurs, pour le statu quo. Quant aux néo-démocrates, ils voulaient un scrutin proportionnel. Le dossier est devenu une véritable patate chaude pour la jeune ministre Maryam Monsef. Elle a été mutée, et Karina Gould, qui l’a remplacée, a confirmé la rupture de cette promesse phare. « La modification du système électoral ne fera pas partie de votre mandat », lui a écrit Justin Trudeau.

Le premier ministre blâmé pour son voyage chez l’Aga Khan

20 décembre 2017

La famille Trudeau a passé les vacances des Fêtes 2017 au Canada. Car son escapade de 2016 sur l’île privée appartenant à l’Aga Khan aura valu au premier ministre un blâme de la commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique, Mary Dawson. Parmi ses constats : contrairement à ce qu’arguait Justin Trudeau, sa relation avec le chef spirituel n’en était pas une d’amitié, et donc, il ne pouvait accepter ce séjour comme un cadeau d’ami. Le premier ministre n’aurait pas dû non plus se rendre sur l’île des Bahamas à bord de l’hélicoptère privé de l’Aga Khan, a aussi tranché la commissaire. C’était la première fois qu’un premier ministre en exercice contrevenait à la Loi sur les conflits d’intérêts.

Achat de l’oléoduc Trans Mountain

29 mai 2018

Les Canadiens sont devenus propriétaires d’un oléoduc. Prix d’achat ? 4,5 milliards. Le gouvernement en est devenu acquéreur pour s’assurer que le pétrole de l’Alberta puisse être exporté et parce que le projet est dans « l’intérêt national » du pays, a maintes fois plaidé Justin Trudeau. L’agrandissement du pipeline a été – et est toujours – contesté par des autochtones. Le gouvernement ne prévoit pas en demeurer propriétaire à long terme et a promis, en juin dernier, d’investir les revenus liés à la réalisation du projet et à la vente de l’oléoduc dans la transition énergétique.

Conclusion d’un nouvel ALENA

1er octobre 2018

Après un marathon de négociations de 13 mois jalonné de rebondissements, le Canada, les États-Unis et le Mexique ont conclu une entente de libre-échange, l’ACEUM, qui doit venir remplacer l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Le traité a été signé au sommet du G20 de Buenos Aires, le 30 novembre dernier. Ottawa a attendu que les tarifs douaniers qui frappaient les produits de l’acier et l’aluminium soient levés avant d’entamer le processus de ratification. Pour l’heure, seul le Mexique a ratifié l’accord. Le gouvernement Trudeau a pu conserver le chapitre 19 sur le règlement des différends, mais avec l’ACEUM, une brèche de 3,59 % a été ouverte dans le système de gestion de l’offre, déjà fragilisé par deux autres accords.

Le cannabis légal au pays

17 octobre 2018

Justin Trudeau avait fait de la légalisation du cannabis une promesse de campagne et il a tenu parole. Pour lutter contre le crime organisé et garder la substance hors de la portée des enfants, le Canada est devenu le deuxième pays au monde, après l’Uruguay, à emprunter la voie de la légalisation. Les débuts ont toutefois été laborieux ; l’approvisionnement n’était pas au rendez-vous dans plusieurs provinces, notamment au Québec. Prochaine étape : l’arrivée sur le marché des produits comestibles à base de cannabis, à la mi-décembre.

Encore un blâme pour Trudeau

10-14 août 2019

Nouveau commissaire, même résultat. Pour la deuxième fois en moins de deux ans, Justin Trudeau s’est fait à nouveau taper sur les doigts pour avoir enfreint la Loi sur les conflits d’intérêts. Dans son Rapport Trudeau II, Mario Dion est sans appel : le premier ministre « s’est prévalu de sa position d’autorité » sur la ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould pour tenter de l’influencer afin de « favoriser les intérêts de SNC-Lavalin », a-t-il tranché. Le verdict du commissaire a ravivé l’affaire qui a été une épine dans le pied des libéraux pendant des mois.

 

Article original= https://www.lapresse.ca/elections-federales/201909/15/01-5241308-justin-trudeau-les-lecons-du-pouvoir.php?fbclid=IwAR3gWqSvb4sQf81ThRsScJuY7r3sgpjRu51LcTKKzoTibhPtiVL3koh1kGM

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